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Malgré la chaleur accablante, ils sont à l'heure actuelle une quarantaine à s'activer au coeur des 85 hectares de pommiers du Mas de Mourgues, à Marsillargues. Car depuis la mi-août, les premiers fruits sont prêts à être cueillis avec, au nenu, avant tout de la Gala, puis de la Honeycrunch.
«Nous produisons chaque année 5 500 tonnes de pommes sur six variétés. Dont la principale, qui concentre à peu près 3 000 tonnes, est la Pink Lady, qui arrivera pleinement à maturité en novembre», explique Jean-Marc Roux, chef de Culture du Mas de MOURGUES. Une Pink Lady star de la récolte et des étals qui nécessitera de monter à une centaine de saisonniers pour remplir les palox à travers les allées d'arbres fruitiers.

Une récolte prometteuse

Pour la Granny et la Juliet, uniquement cultivée en bio, il faudra aussi être encore un peu patient ... D'autant que, bonne nouvelle la récolte des pommes cette année s'annonce «abondante -surtout pour la Pink-, dans toutes les variétés, affirme Jean-Marc Roux. A l'exception de la Granny Smith, car les arbres ont beaucoup donné l'an dernier.» Voilà qui pourrait donc faire baisser les prix dans les rayons fruits des grandes surfaces... ou pas. «Pour toutes nos variétés, 60 à 80 % des fruits de l'arbre partent à la grande distribution, le reste servira aux comptes et aux jus et sera très mal payé, regrette le chef de culture.

Mais même la Pink, par exemple, nous est payée 70 centimes le kilo. On va dire que quand elle sort, triée, conditionnée et emballée, elle est achetée 1,20 à 1,30 € le kilo. Alors si vous la retrouviez autour des 3€ le kilo, c'est que la marge prise est quand même large ... Des retours que l'on a, que ce soit en Scandinavie ou en Allemagne, les grandes surfaces ne margent pas autant. Et c'est aussi pareil pour la Juliet qui sera vendue dans les magasins bio!» 

Se mettre au bio n'est cependant pas un effet de mode au Mas de Mourgues. Et si l'exploitation travaille en majorité en conventionnel, beaucoup de techniques empruntées au bio sont employées dans les vergers. «Nous avons un salarié qui, en été, est formé pour faire l'observation des attaques et, en fonction des résultats, on traitera ou  pas. Si l'on constate moins de 0,5% de dégats, on ne traite pas», souligne Jean-Marc Roux. Qui a vu aussi les progrès réalisés: « Depuis dix ans que nous utilisons des filets et un système de confusion sexueUe pour lutter contre le carpocapse, on fait seulement un traitement au mois de mai, qui ne laisse ra pas de résidus dans la pomme. Avant ces techniques, on pouvait avoir douze traitements par saison... Les produits employés ont également beaucoup évolué. Je ne dis pas qu'on ne traite pas, mais tout est fait de manière réfléchie, pour protéger les arbres, les fruits, les consommateurs et même nos hommes qui projettent les produits.»

Sources Midi Libre : ÉMILIE BEC - ebec @midilibre.cqm

À SAVOIR :

Du local à l'international : L'exploitation du Mas de Mourgues, à Marsillargues, appartient au groupe Cardell. Tous les fruits récoltés ici sont travaillés et vendus, en France, dans le circuit de la grande distribution, et aux quatre coins du monde, par la Sica fruitière de Marsillargues.